
À propos de l’auteur
Vincent Constant
Ingénieur en Transition Énergétique
Directeur Général – ENOV
L’audit énergétique est un outil incontournable de la performance énergétique des bâtiments. Parfois obligatoire, parfois réalisé spontanément à la demande d’un particulier ou d’une organisation, il constitue le socle du plan d’actions sur lequel s’appuient les démarches de réduction des consommations d’énergie et de maîtrise des coûts.
Un audit énergétique est avant tout un outil d’aide à la décision. Il permet d’établir un diagnostic précis : quels usages consomment de l’énergie, à quels moments, et pour quelles raisons.
Sur cette base, il aboutit à un plan d’actions structuré et hiérarchisé, regroupant des actions de performance énergétique – par exemple le remplacement d’une chaudière, l’optimisation d’une régulation ou l’amélioration d’un usage spécifique – permettant de réduire durablement les consommations.
Il est essentiel de comprendre que l’audit énergétique s’inscrit toujours dans un cadre bien défini, qui dépend du type de bâtiment ou d’organisation concerné :
- les grandes entreprises (secteurs tertiaire, industriel et transport),
- les copropriétés (logements collectifs),
- les logements individuels.
Selon le contexte dans lequel il est réalisé, le cadre réglementaire, les objectifs et la méthodologie diffèrent profondément. Les acteurs habilités à réaliser des audits énergétiques diffèrent également selon la nature du bâtiment audité.
Dans cet article, nous détaillons, pour chacun de ces cadres (grandes entreprises, copropriétés et logements individuels), la réglementation applicable, la méthodologie associée et les principes essentiels de bonne pratique, ainsi que les acteurs qui peuvent réaliser ces prestations.
Sommaire de l’article :
- Qu’est-ce qu’un audit énergétique ?
- Audit énergétique des grandes entreprises (tertiaire, industrie, transport)
- Qui est concerné par l’obligation ?
- Quel périmètre choisir pour un audit énergétique réglementaire des grandes entreprises ?
- Quelle méthodologie pour l’audit énergétique des grandes entreprises ?
- Méthodes de l’audit énergétique tertiaire
- Méthodes de l’audit énergétique industriel
- Méthodes de l’audit énergétique transport
- Qui peut réaliser un audit énergétique des grandes entreprises ?
- Audit énergétique des copropriétés
- Qui est concerné par l’obligation ?
- Un cadre réglementaire clarifié et stabilisé
- DPE collectif et PPPT : deux obligations structurantes pour les copropriétés
- Méthode de l’Audit énergétique en copropriété
- Qui peut réaliser un audit énergétique en copropriété ?
- Pourquoi réaliser un audit énergétique en copropriété ?
- Audit énergétique des logements individuels
- se former à l'audit énergétique réglementaire avec l'enov
Qu’est-ce qu’un audit énergétique ?
Le point commun à tous les audits énergétiques, quel que soit leur contexte, réside dans leur déroulé méthodologique et leur portée analytique. Qu’il soit réalisé dans le cadre d’une rénovation de logement ou à l’initiative d’une organisation souhaitant réduire ses consommations, un audit énergétique suit toujours une logique structurée en plusieurs étapes clés.
Les grandes étapes d’un audit énergétique
1. Réunion de démarrage
Cette étape vise à comprendre les enjeux du maître d’ouvrage, le fonctionnement du site ou du bâtiment, et à cadrer précisément les attentes. Elle permet d’aligner les objectifs de l’audit avec la réalité opérationnelle et d’éviter des recommandations déconnectées des usages ou des contraintes réelles.
2. Récupération des informations
Il s’agit de la phase la plus critique de l’audit. Elle consiste à collecter l’ensemble des données techniques nécessaires à une analyse fiable des consommations et des gisements d’économies d’énergie.
Exemples de données collectées : factures d’énergie, plans, documents techniques des équipements, conditions d’occupation, historiques d’exploitation, études antérieures.
3. Visite technique du site
C’est lors de cette phase que l’audit prend toute sa dimension opérationnelle. La durée de la visite varie fortement selon le périmètre audité : de quelques heures pour une maison individuelle à plusieurs jours pour un site tertiaire ou industriel complexe.
La visite permet notamment de :
- compléter ou vérifier les informations existantes,
- réaliser des mesures énergétiques,
- analyser les états de fonctionnement et les réglages,
- identifier des pistes concrètes d’amélioration de la performance énergétique.
4. Reconstitution des consommations énergétiques
Cette étape constitue la colonne vertébrale de l’audit énergétique. Elle repose sur des méthodes adaptées au contexte (méthode 3CL, TH-C-EX, simulation thermique, instrumentation, bilans de puissance, etc.).
L’objectif est d’expliquer où, quand et pourquoi l’énergie est consommée.
Une reconstitution erronée conduit mécaniquement à des préconisations inadaptées ; sa fiabilité conditionne donc directement la qualité de l’audit.
5. Identification des actions de performance énergétique
C’est généralement la finalité principale de l’audit. Les actions proposées visent à réduire les consommations d’énergie pour un niveau de service équivalent, voire amélioré.
Un audit de qualité se doit d’être exhaustif dans l’identification des gisements, sans se limiter aux seules actions simples ou immédiatement réalisables.
Il est important de rappeler qu’un audit énergétique n’est pas une étude de faisabilité ni une mission de maîtrise d’œuvre. En cas de mise en œuvre, le recours à un maître d’œuvre ou à une assistance à maîtrise d’ouvrage est nécessaire pour les phases suivantes.
6. Rédaction du rapport d’audit énergétique
Le rapport formalise l’ensemble de l’analyse : état des lieux énergétique, hypothèses retenues, reconstitution des consommations, actions proposées, hiérarchisation et éléments économiques. Il constitue le support de décision du maître d’ouvrage.

Liste des raisons d’effectuer un audit énergétique
- mieux connaître le fonctionnement énergétique de son bâtiment ou de son site,
- positionner objectivement sa performance énergétique,
- identifier l’ensemble des gisements d’économies d’énergie,
- construire un programme pluriannuel d’actions ou de travaux,
- améliorer le confort des occupants ou des usagers.
Éléments avec lesquels un audit énergétique ne doit pas être confondu
Un audit énergétique ne doit pas être confondu avec :
- un diagnostic de performance énergétique (DPE),
- une liste limitée d’actions génériques non contextualisées,
- une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO),
- une étude de faisabilité technique détaillée,
- une simple contrainte réglementaire sans valeur opérationnelle.
Audit énergétique des grandes entreprises (tertiaire, industrie, transport)
Qui est concerné par l’obligation ?
Les grandes entreprises sont soumises à une obligation d’audit énergétique issue du droit européen et transposée en droit français.
Jusqu’à fin 2025, sont concernées les entreprises qui dépassent, pendant deux exercices comptables consécutifs, au moins l’un des seuils suivants :
- 250 salariés,
- 50 M€ de chiffre d’affaires,
- 43 M€ de total de bilan.
Ces entreprises doivent réaliser un audit énergétique tous les 4 ans, sauf si elles sont certifiées ISO 50001, auquel cas elles sont exemptées.
À partir de 2026, le cadre évolue vers une approche basée sur la consommation énergétique annuelle, indépendamment de la taille juridique de l’entreprise :
- au-delà d’un premier seuil de consommation, un audit énergétique devient obligatoire,
- au-delà d’un seuil plus élevé, la mise en place d’un système de management de l’énergie (ISO 50001) devient obligatoire.
Cette évolution vise à cibler en priorité les organisations réellement consommatrices d’énergie.
Dans tous les cas, l’audit énergétique doit :
- couvrir au moins 80 % du périmètre énergétique de l’entreprise,
- être renouvelé tous les 4 ans (hors exemption ISO 50001),
- respecter la norme NF EN 16247 (parties 1 à 4),
- déboucher sur un plan d’actions structuré, justifié et publié, en particulier lorsque certaines actions à temps de retour court ne sont pas mises en œuvre.
Le cadre réglementaire de l’audit énergétique des grandes entreprises repose principalement sur : la directive européenne 2012/27/UE, puis la directive 2023/1791/UE, la loi du 16 juillet 2013 et ses décrets d’application, la loi du 30 avril 2025 et l’arrêté du 10 juillet 2025, les normes NF EN 16247-1 à 4.
Quel périmètre choisir pour un audit énergétique réglementaire des grandes entreprises ?
Étape 1 – Analyse des usages énergétiques : L’auditeur recueille et analyse les usages énergétiques de l’ensemble des bâtiments du périmètre afin de vérifier qu’ils sont comparables ou qu’ils peuvent être regroupés en sous-ensembles homogènes (typologies).
Étape 2 – Constitution des sous-ensembles : Les bâtiments présentant des usages énergétiques similaires sont regroupés en sous-ensembles cohérents. Cette étape permet de fonder la représentativité de l’échantillonnage et l’extrapolation des résultats.
Étape 3 – Définition de l’échantillon : pour chaque sous-ensemble, la taille minimale de l’échantillon est égale à la racine carrée du nombre de sites (y = √x), arrondie à l’entier supérieur. Au moins 25 % de l’échantillon est sélectionné de manière aléatoire. Le reste de l’échantillon peut être complété par des sites jugés essentiels, notamment :
- les sites les plus énergivores,
- les sites stratégiques pour l’activité,
- ou ceux présentant des enjeux particuliers (techniques, réglementaires ou d’exploitation).
Quelle méthodologie pour l’audit énergétique des grandes entreprises ?
La norme NF EN 16247 constitue le socle méthodologique de l’audit énergétique réglementaire. Elle définit le processus à respecter, étape par étape, afin de garantir un audit fiable, cohérent et exploitable.
Si certaines exigences diffèrent selon le périmètre audité (bâtiments tertiaires, sites industriels ou transport), la logique générale reste identique.
La norme encadre notamment les étapes suivantes :

En revanche, la norme n’impose pas une méthode de calcul unique. Elle donne des précisions concernant l’audit des bâtiments, des industries et des flottes de véhicules, mais elle laisse volontairement une liberté méthodologique à l’auditeur, à condition que les hypothèses soient justifiées, traçables et cohérentes avec les données observées.
Méthodes de l’audit énergétique tertiaire
Dans la pratique, les bureaux d’études s’appuient principalement sur trois grandes méthodes, souvent complémentaires.
- L’instrumentation énergétique : consiste à mesurer directement les consommations réelles à l’aide de capteurs et d’appareils de mesure (électricité, chaleur, fonctionnement des usages). C’est la méthode la plus précise pour comprendre comment, quand et pourquoi l’énergie est consommée.
Avantages :
- très forte fiabilité des résultats,
- analyse fine des usages et des dérives,
- compréhension réelle du fonctionnement en exploitation.
Limites :
- peu d’analyse du bâti,
- mise en œuvre plus lourde (temps, accès, matériel).
C’est néanmoins la méthode la plus robuste lorsqu’il s’agit de piloter la performance énergétique en exploitation.
2. La simulation thermique dynamique repose sur la modélisation numérique du bâtiment et de ses systèmes dans un logiciel spécialisé, conformément à la méthode TH-C-E ex à l’aide d’outils dédiés tels que Pléiades, par exemple. Elle permet de reproduire l’état initial du bâtiment, puis de simuler des scénarios d’amélioration afin d’en estimer les gains énergétiques.
Avantages :
- analyse détaillée du bâti et des systèmes,
- capacité à comparer différents scénarios de travaux,
- outil pertinent pour les projets de rénovation.
Limites :
- résultats dépendants des hypothèses retenues,
- analyse plus limitée de la régulation et des usages réels.
Le bilan de puissance vise à reconstituer les consommations à partir des caractéristiques des équipements et de leur fonctionnement. ll repose sur un principe simple :
3. Consommation = Puissance × Temps de fonctionnement × Facteur de charge
Avantages :
- méthode simple et rapide à mettre en œuvre,
- adaptée aux audits à périmètre large ou exploratoire,
- faible coût de mise en œuvre.
Limites :
- forte dépendance aux hypothèses prises,
- précision variable selon le niveau d’expertise de l’auditeur,
- résultats sensibles aux écarts entre fonctionnement théorique et réel.
Méthodes de l’audit énergétique industriel
L’audit énergétique industriel se distingue par la place centrale occupée par les procédés de production et les utilités (vapeur, air comprimé, froid industriel, eau chaude, etc.), qui représentent souvent la majeure partie des consommations.
Contrairement au tertiaire, l’analyse du bâti y est généralement secondaire. L’audit doit permettre de comprendre les flux énergétiques liés aux procédés, leurs rendements, leurs interactions et leur variabilité en fonction de l’activité.
Les méthodes privilégiées reposent largement sur la mesure réelle (instrumentation, campagnes de relevés, analyse des profils de charge) et sur des bilans énergétiques détaillés. Un bon audit industriel identifie non seulement des actions d’efficacité énergétique classiques (optimisation des équipements, récupération de chaleur, amélioration des réglages), mais aussi des leviers organisationnels et opérationnels directement liés au process.
Méthodes de l’audit énergétique transport
L’audit énergétique du transport concerne les flottes de véhicules, les usages et les opérations de déplacement (transport de marchandises ou de personnes). Il ne porte pas sur des bâtiments, mais sur des actifs mobiles et leur exploitation.
L’analyse repose sur l’étude des consommations de carburant ou d’électricité, des distances parcourues, des charges transportées, des pneumatiques utilisés et des conditions d’usage. Les indicateurs de performance énergétique sont spécifiques (litres/100 km, kWh/km, t.km, gCO₂/km).
Les actions de performance énergétique identifiées portent généralement sur l’optimisation des usages (éco-conduite, organisation des tournées), le renouvellement ou l’adaptation de la flotte, et, lorsque pertinent, la transition vers des motorisations alternatives.
La qualité de l’audit dépend fortement de la fiabilité des données d’exploitation et de la capacité à relier consommation énergétique et activité réelle.
Qui peut réaliser un audit énergétique des grandes entreprises ?
L’autorisation d’effectuer des audits énergétiques réglementaires des grandes entreprises sont toujours attribués à des bureaux d’études (personnes morales) et non des individus
Jusqu’en 2025, l’audit énergétique réglementaire devait être réalisé par :
- une entreprise disposant d’un signe de qualité (par exemple une qualification OPQIBI 1905),
- ou par l’entreprise auditée elle-même, via des auditeurs internes, à condition qu’ils soient compétents et indépendants des activités auditées.
Dans ce cadre, l’entreprise d’audit devait déjà désigner un référent technique justifiant des compétences requises.
À partir de 2026, le cadre se renforce avec le passage d’une logique de qualification à une logique de certification réglementaire.
Désormais :
- l’audit doit être réalisé par une entreprise certifiée pour l’audit énergétique réglementaire,
- l’ensemble des auditeurs doivent être formés à l’audit énergétique
- les méthodes, l’organisation et le contrôle qualité sont évalués de manière plus stricte.
À noter qu’un bureau d’études peut être autorisé à réaliser des audits énergétiques sur différents périmètres — tertiaire, industriel ou transport — dès lors qu’il dispose des certifications correspondantes. Ces certifications sont distinctes, car fondées sur des compétences et des méthodes spécifiques à chaque domaine, mais elles peuvent être cumulées au sein d’une même structure.
Audit énergétique des copropriétés
Qui est concerné par l’obligation ?
En 2026, une copropriété n’a aucune obligation légale de réaliser un audit énergétique.
Elle doit en revanche :
- disposer d’un DPE collectif conforme à la réglementation,
- établir un Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) ou un PPT si l’immeuble a plus de 15 ans.
Dans ce contexte, l’audit énergétique reste une démarche volontaire mais stratégique. Il est fréquemment utilisé pour alimenter le PPPT, structurer une rénovation énergétique globale, prioriser les travaux et sécuriser l’accès aux financements publics.

Un cadre réglementaire clarifié et stabilisé
Pendant plusieurs années, certaines copropriétés ont été soumises à une obligation d’audit énergétique. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Le dispositif mis en place au début des années 2010, qui concernait notamment les immeubles collectifs de grande taille équipés de systèmes collectifs, a été supprimé au 1ᵉʳ janvier 2017.
La loi Climat et Résilience de 2021 n’a pas réintroduit cette obligation. Elle a fait évoluer l’approche réglementaire en renforçant des outils de pilotage plus larges :
- le DPE collectif, qui donne une vision globale de la performance énergétique de l’immeuble,
- le PPPT, qui permet d’inscrire les travaux dans une trajectoire pluriannuelle cohérente.
Enfin, depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, l’arrêté du 27 mars 2025 harmonise la méthodologie des audits énergétiques en copropriété en imposant la méthode 3CL-DPE. Cette évolution n’instaure pas d’obligation supplémentaire, mais garantit des études comparables, plus fiables et directement exploitables, notamment pour le montage des dossiers d’aides.
DPE collectif et PPPT : deux obligations structurantes pour les copropriétés
Le DPE collectif est un diagnostic qui évalue la performance énergétique globale d’un immeuble à usage principal d’habitation. Contrairement au DPE individuel, il porte sur l’ensemble du bâtiment (bâti et systèmes collectifs) et permet de situer la copropriété sur une échelle de performance énergétique. Son obligation s’applique progressivement selon la taille et l’ancienneté des immeubles, avec une généralisation prévue à l’horizon 2026.
Le Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) est quant à lui un document de planification à moyen et long terme. Obligatoire pour les copropriétés de plus de 15 ans, il identifie les travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble, à la sécurité des occupants et à l’amélioration de la performance énergétique. Le PPPT ne définit pas des travaux immédiats, mais une trajectoire cohérente sur plusieurs années, servant de base à la prise de décision en assemblée générale.
Méthode de l’Audit énergétique en copropriété
Sur le plan méthodologique, l’audit énergétique en copropriété s’appuie principalement sur la simulation thermique dynamique, de la même manière que pour les bâtiments tertiaires.
Cette approche repose sur une modélisation détaillée du bâti et des systèmes, permettant de représenter le comportement thermique réel du bâtiment, puis de tester différents scénarios de travaux.
Elle offre une lecture plus fine que la seule méthode conventionnelle et permet d’évaluer l’impact combiné des actions (enveloppe, systèmes, régulation), ce qui est indispensable pour raisonner une rénovation globale.
Qui peut réaliser un audit énergétique en copropriété ?
Même s’il n’est pas obligatoire, l’audit énergétique en copropriété reste un véritable audit énergétique, au sens technique du terme. À ce titre, il doit être réalisé par un bureau d’études qualifié, disposant des compétences et des moyens adaptés, notamment d’une qualification OPQIBI 1905 ou équivalente.
Cette exigence garantit la maîtrise des méthodes de calcul, la capacité à analyser les systèmes existants et la fiabilité des scénarios proposés, au-delà d’une simple approche déclarative.
Pourquoi réaliser un audit énergétique en copropriété ?
Mais alors pourquoi le réaliser ?
- Plus précis que le DPE collectif : analyse détaillée du bâti et des systèmes, au-delà de la méthode 3CL.
- Simulation thermique dynamique : comparaison fiable de plusieurs scénarios de travaux.
- Vision globale de la rénovation : prise en compte des interactions entre enveloppe et équipements.
- Priorisation des travaux : hiérarchisation claire selon gains énergétiques et coûts.
- Base technique pour le PPPT : construction d’un plan pluriannuel cohérent et crédible.
- Accès facilité aux aides : dossiers MaPrimeRénov’ Copropriété et CEE plus sécurisés.
- Confort et charges maîtrisés : amélioration du confort thermique et réduction des consommations.
- Valorisation du patrimoine : meilleure performance énergétique et attractivité du bâtiment.
Audit énergétique des logements individuels
Qu’est-ce que l’audit énergétique pour un logement ?
Pour un logement, l’audit énergétique est un état des lieux détaillé de la performance énergétique et environnementale, conçu pour éclairer un futur acquéreur et l’orienter vers des travaux de rénovation pertinents.
Il complète le DPE (il ne le remplace pas) et se distingue par sa logique “parcours de travaux” : il propose des scénarios concrets, en une ou plusieurs étapes, pour améliorer durablement la performance du bien.
Sa durée de validité est de 5 ans (contre 10 ans pour un DPE réalisé depuis le 1er juillet 2021, avec exceptions).
Audit énergétique des logements énergivores : qui est concerné ?
Vous êtes concerné si vous vendez une maison individuelle ou un immeuble en monopropriété (plusieurs logements appartenant à un seul propriétaire) classé E, F ou G au DPE en France métropolitaine. L’obligation s’étendra aux logements classés D à partir du 1er janvier 2034. En pratique, c’est au vendeur d’engager la démarche avant la mise en vente, afin de pouvoir remettre l’audit dès la première visite et, au plus tard, au moment de la signature de la promesse de vente. Pour les DROM, l’obligation vise F et G, et s’étendra à E à partir du 1er janvier 2028.
Qu’est-ce que la méthodologie 3CL ?
La méthodologie 3CL (Calcul de la Consommation Conventionnelle des Logements) est le référentiel réglementaire français utilisé pour estimer la performance énergétique d’un logement. Elle est notamment utilisée pour les DPE et constitue la base de l’audit énergétique réglementaire.
Contrairement à une approche basée sur les factures, la méthode 3CL repose sur une modélisation conventionnelle du bâtiment, c’est-à-dire sur des données physiques mesurables : type et isolation des parois, équipement de chauffage, production d’eau chaude, ventilation, surface, climat local, etc.
Pour appliquer la méthode 3CL dans un audit énergétique :
- l’expert doit collecter des données précises sur place, vérifiées par une visite technique obligatoire : mesures des surfaces, des parois, des ouvertures, des systèmes, etc.
- ces informations sont saisies dans un logiciel certifié qui intègre le moteur 3CL régulé par arrêté ministériel, garantissant une uniformité de calcul réglementaire entre les logements.
La méthode 3CL produit une estimation homogène des consommations en énergie primaire par mètre carré et par an, en neutralisant les variations liées aux comportements réels d’occupation
Que contient l’audit énergétique ?
L’audit énergétique apporte des éléments plus complets que le DPE, notamment :
- une estimation de la performance avant travaux selon une méthode de calcul définie ;
- un schéma de répartition des déperditions thermiques ;
- au moins deux propositions de travaux permettant d’atteindre une rénovation performante, avec pour chacune un parcours en une ou plusieurs étapes ;
- des informations sur l’aération/ventilation existante et sur le traitement des interfaces lors des étapes de travaux.
Qui peut réaliser un audit énergétique ?
L’audit est à la charge du vendeur et doit être réalisé par un professionnel qualifié. Il ne peut pas sous-traiter la réalisation et doit effectuer au moins une visite du logement, en présence du propriétaire ou de son mandataire.
Selon le type de bien :
- Maisons individuelles : diagnostiqueur certifié, bureau d’études/entreprise qualifié “audit énergétique maison individuelle” (ex. OPQIBI 1911, QUALIBAT 8731), bureau d’études qualifié “audit énergétique des bâtiments” (ex. OPQIBI 1905), architecte inscrit à l’Ordre avec formation adaptée ;
- Immeubles d’habitation en monopropriété : bureaux d’études qualifiés “audit énergétique des bâtiments” (ex. OPQIBI 1905) ou architectes formés au logement collectif.
Pour trouver un professionnel, les canaux officiels mentionnent France Rénov’ et l’annuaire des diagnostiqueurs-auditeurs certifiés.
se former à l’audit énergétique réglementaire avec l’enov
Acteur de référence de l’efficacité énergétique des bâtiments, l’ENOV propose les formations pragmatiques, appliquées et conforme aux exigences réglementaires pour l’audit énergétique.
Les fondateurs de l’ENOV sont 6 ingénieurs spécialistes de l’audit énergétique complexe, aux compétences complémentaires et acquises sur le terrain.
Quelles sont les formations à l’audit énergétique réglementaire proposées par l’ENOV ?
Les formations que nous proposons sont celles permettant d’obtenir la certification pour réaliser les audits énergétiques des grandes entreprises :
- Audits énergétiques réglementaires pour le secteur tertiaire – 3 jours en format intra ou devis
- Audits énergétiques réglementaires pour le secteur industriel – 3 jours, sur demande
- Audits énergétiques réglementaires pour le transport – 1 jour, sur demande
Pourquoi se former à l’audit énergétique réglementaire à l’ENOV ?
Des formations conçues par des experts à l’expérience unique :
Nous avons construit toutes nos formations à l’audit énergétique sur la base de :
- Notre expérience terrain et nos bonnes pratiques en gestion des prestations d’audit
- Les erreurs et pièges récurrents que nous avons analysé au cours des années
- Une analyse fine de la norme NF 16247 et de ses particularités
- Le socle technique du Mastère en Transition Énergétique et Digitale des Bâtiments,
L’ensemble des formateurs de l’ENOV sont des professionnels en poste avec une expérience certifiée.
Des livrables utilisables après la formation :
Au terme de la formation, les participants repartent avec :
- Des supports pédagogiques clairs et opérationnels,
- Un guide de visite technique pour structurer récolte d’infos et relevés sur site,
- Un livret « Méthodes Énovéennes » de bonnes pratiques et d’actions de performance,
- Un décryptage NF 16247, de la réglementation et des retours d’expérience.
Visites techniques en réalité virtuelle
- Une formation à l’audit énergétique doit s’appuyer sur l’observation du terrain.
- Nous avons intégré technologie uptale nous permet de voyager au sein du bâtiment depuis notre salle de classe en réalité virtuelle !